INAUGURATION

INAUGURATION

Suite aux indications du gouvernement liées à la propagation du Coronavirus Covid-19, l’inauguration prévue le mardi 12 mai 2020 est reportée à une date ultérieure. Nous vous tiendrons au courant, en espérant vous ouvrir les portes du Lavoir Numérique prochainement.

Le chantier de réhabilitation des Bains douches de Gentilly prend fin. Transformé en équipement culturel, Le Lavoir Numérique est dédié à la photographie, au son et au cinéma numérique.

À 18H30

≡ VISITE DES ESPACES DU LAVOIR NUMÉRIQUE

Venez parcourir les étages et découvrir les projections et installations en continu : extraits de la série Scoopitones de Laurent Melon, le film Robert Doisneau, sans les photos réalisé par Bernard Bloch – film où le photographe revisite les bains-douches abandonnés, les installations sonores du Conservatoire de Gentilly, la création visuelle projetée sur la Façade imaginée par Laurent Melon.

(entrée par la rue Freiberg)

≡ VERNISSAGE D’EXPOSITION

Écrans partagés
La photographie après 31 ans de Web

Collectif DIAPH8

Le Lavoir Numérique a pour ambition de questionner le monde par le prisme de l’audiovisuel actuel.  Pour débuter cette longue et passionnante prospection, il fallait bien commencer par le commencement et s’attaquer à cette fantastique montagne qu’est le Web aujourd’hui. Exposition d’inauguration du Lavoir Numérique, Écrans partagés ouvre ainsi une première porte : celle de la photographie.
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DÈS 20h30

≡ LA SUITE AU GÉNÉRATEUR

Projections Scoopitone Lavoir n°1 (2018) et Scoopitone Lavoir n° 2 (2020) de Laurent Melon
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Installation multimédia et concert musique électroacoustique We Use Cookies de Simon HENOCQ & Romain AL’L
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Suite aux indications du gouvernement liées à la propagation du Coronavirus Covid-19, l’inauguration prévue le mardi 12 mai 2020 est reportée à une date ultérieure. Nous vous tiendrons au courant, en espérant vous ouvrir les portes du Lavoir Numérique prochainement.

La Suite au Générateur

Le Lavoir Numérique s’associe au Générateur pour cette première soirée commune dédiée à l’image et au son.

Les artistes Laurent Melon, Simon Henocq & Romain Allard concoctent ici une programmation qui mêle projections de Scoopitones et concert multimédia.

Projections de Scoopitones

« 100 ans nous séparent des anciens Lavoir Bains-Douches de Gentilly à leur transformation en Lavoir Numérique. Ré-interroger l’histoire du Lieu en rendant hommage à l’histoire de l’image, lotion et émulsion s’emploient au masculin comme au féminin. L’after-shave cool à la peau, le grain hydraté frissonne en Une. L’accroche fera date dans l’univers des magazines aux papiers glacés. Fixe ou animée, muette ou sonore, l’image fait tant d’histoires et laisse éclater son bruit.
Des figures rupestres de Lascaux aux graffs des métros, du roman du Renart de 1932 aux farces en Clark’s des Chapi Chapo, des portraits de Nadar aux couv’ de Télépoche, de « tu me fends le coeur » à l’imagerie des jeux videos, de la France a peur au 20H mais grâce à Dash j’enlève les tâches, du Joker sous les flash à « Est ce que j’ai une gueule d’atmosphère? », des raisins verts à Top Club, du « miroir mon beau miroir » au Lavoir à deux faces.
Entre artiste hybride et lieu d’hybridation, il n’y a qu’un scoopitone. »

Laurent Melon

© Laurent Melon

Concert-vidéo

Du bruitisme anarchique aux pulsations électro-noise, We Use Cookies est un « set-up live » où ruptures de formes et textures instables donnent corps à une réalité sonore rugueuse et radicale.
Simon Henocq compose des textures riches de fréquences, de battements, change de caractère au fur et à mesure que la construction se révèle. En parallèle, sur les murs et le sol du Générateur, Romain Al’l dévoile une expansion visuelle de cette architecture sonore. La main du musicien, guidée par le dispositif vidéo, dessine et compose au public un univers en totale immersion.

Une première étape de création de We Use Cookies a été présentée au Générateur en mars 2018 lors de « La Nuit COAX ».

Laurent Melon est un artiste, ami et complice du Générateur depuis 2015. Peintre en résidence à Anis Gras, le lieu de l’autre (Arcueil), il a présente des expositions, créé de nombreux Scoopitones et animé plusieurs émissions de radio en direct. Si Laurent Melon proclame la bouche en coin qu’il faut entendre le bruit de chacun, c’est certainement parce que ce bruit tisse la toile sur laquelle se peint la mise en scène obsessionnelle de son quotidien.
Cet ancien moine, « frère de l’an 2000 » et disk-jockey depuis 1984 sur radio Aligre puis radio Libertaire, capte en discontinu des évènements, des confessions, des lieux historiques peuplés par les figures carnavalesques d’un monde à l’envers qu’il illustre en peinture.

Simon HENOCQ Musicien basé à Paris, sa pratique des arts sonores est ouverte à l’expérimentation et ses territoires d’expression sont multiples. Improvisateur, guitariste, il étudie l’électroacoustique au conservatoire de Pantin (prix Sacem en 2011) puis se forme à l’ingénierie sonore. Simon Henocq est l’un des directeurs artistiques du collectif parisien Coax, labellisé compagnie nationale en 2016, et co-fondateur du label Coax Records, dont il est collaborateur de nombreuses productions phonographiques (Acapulco, Radiation10…) en tant qu’ingénieur du son.

Romain AL’L Artiste visuel, fondateur de LÜDICKE, collectif de vidéastes travaillant dans le domaine du spectacle vivant et des arts numériques. Il compose des performances vidéo projetées pour des formes hybrides telles que Coax Brazil  Mashup, Dans la forêt, DEADALE. Il réalise par ailleurs des clips vidéo pour le collectif Coax (Acapulco, SNAp, We Use Cookies, Helved Rüm, Parquet…), et travaille avec d’ autres artistes, collectifs, musiciens ou ensembles tels que l’Orchestre National de Jazz (Europa Rome, Europa Oslo), l’Ensemble NAUTILIS (Third Coast ensemble), Sylvain Darrifourcq (In Love With)…
http://romainal.dropr.com

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Suite aux indications du gouvernement liées à la propagation du Coronavirus Covid-19, l’inauguration est reportée à une date ultérieure. Nous vous tiendrons au courant, en espérant vous ouvrir les portes du Lavoir Numérique prochainement.

Écrans partagés
La photographie après 31 ans de Web

Collectif Diaph 8

Julia Amarger
Claire Béteille
Judith Bormand
Amélie Cabocel
Pablo-Martín Córdoba
Manon Giacone
Lorraine Lefort
Pernelle Popelin
Rafael Serrano

Le Lavoir Numérique a pour ambition de questionner le monde par le prisme de l’audiovisuel actuel.  Pour débuter cette longue et passionnante prospection, il fallait bien commencer par le commencement et s’attaquer à cette fantastique montagne qu’est le Web aujourd’hui. Exposition d’inauguration du Lavoir Numérique, Écrans partagés ouvre ainsi une première porte : celle de la photographie. Médium technologique inventé il y a presque 200 ans, la photographie est-elle toujours la même après 31 ans de Web ? Quelles nouvelles images naissent du Net ? Comment regardons-nous le monde à présent ?
Pour tenter de répondre à ces questions, l’équipe du Lavoir Numérique s’est tournée vers DIAPH 8, collectif d’artistes, praticien.ne.s et penseurs de la photographie, tous issu.e.s de la formation Photographie et Art Contemporain de l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis.

Le World Wide Web (ou Web), ce système qui permet de naviguer de site en site sur internet, a eu 31 ans cette année. Il y a également plus de 30 ans que la photographie a opéré une mutation technologique pour devenir, à l’instar des autres médias, un objet numérique. En devenant un mode d’enregistrement électronique produisant des données, la photographie n’a pas nécessairement remis en question sa nature propre ni ses principes fondamentaux (capter le réel et le transcrire sous forme d’une image) mais elle a bouleversé une histoire vieille de presque deux siècles qui la liait aux supports concrets qui la définissaient (une épreuve sur papier, une reproduction dans un magazine, etc.) et à l’usage que ces supports déterminaient. En devenant immatérielle, l’image photographique a progressivement intégré les moyens de communication élaborés par le Web ; une intégration qui, au passage, a connu une brusque et radicale accélération ces 15 dernières années.

La photographie en tant qu’objet visuel numérique ne peut toutefois pas s’envisager que sous le seul angle technologique. La production des images photographiques est certes désormais conditionnée par de nouveaux types d’appareils (les smartphones par exemple) et des logiciels innovants qui ont fait émerger des nouvelles formes visuelles et de nouveaux contenus mais cette production a, par la même occasion, généré de nouveaux modèles économiques, de nouveaux modes de gestion et de consommation, de nouveaux usages et de nouveaux rapports sociaux. L’image photographique, comme le souligne l’historien André Gunther, est devenu un « objet fluide » autrement dit, un objet de données (et même de métadonnées sans lien avec le spectre visuel) malléables et transformables, un objet connecté, un objet de langage et un objet interactif.

L’exposition et la publication qui l’accompagne n’ont pas la prétention de décrire avec exhaustivité toutes les métamorphoses opérées et induites par la photographie depuis son entrée dans l’ère du web. En s’adressant à des auteur.e.s rompu.e.s à l’exercice de la pratique et de l’autoréflexion, ce projet vise simplement à esquisser les contours d’un paysage et à partager quelques réflexions. Leurs œuvres photographiques (épreuves, installations, projections) montrent, interrogent et tentent de circonscrire des sujets. Si Judith Bormand rappelle que derrière toute image photographique il y a désormais une machine, Rafael Serrano souligne quant à lui qu’en produisant et en regardant des images numériques via des tablettes ou des smartphones, nous manipulons et regardons avant tout des écrans. La profusion de photographies fait du web « une source ouverte, abondante et commune » pour Lorraine Lefort qui invente de nouveaux mythes à partir des innombrables matériaux visuels ainsi mis à la disposition de tous. Pablo-Martín Córdoba questionne de son côté l’économie de l’incommensurable quantité de photographies circulant sur le web et met en lumière le « Big data qui échappe à notre contrôle » ainsi que les centres de données (Data Centers), lieux invisibles où sont pourtant gérés, stockés et contrôlés toutes les informations. Manon Giacone montre comment une interface (celle d’Instagram en l’occurrence, aujourd’hui la principale plateforme de partage d’images fixes) peut déterminer le cadre d’une narration. Pernelle Popelin, pour qui photographier puis publier en ligne peut devenir « un acte de communion », interroge la mémoire collective et la représentation d’un évènement au sein du flux sur internet. Claire Béteille relève l’amplification des postures égocentriques et met en scène les limites absurdes du phénomène selfie qui pousse à diffuser son image en toute occasion. Enfin, pour Julia Amarger et Amélie Cabocel, l’image de soi véhiculée et soumise aux interactions sur les réseaux sociaux conditionne notre mode de perception des autres et possiblement notre conception de nous-mêmes ; la fluidité numérique de l’image photographique n’ayant sans doute rendu que plus visibles et plus prégnants les schémas, les modes et les goûts dominants.

Michaël Houlette

Julia Armanger, Une femme multifacettes
Rafael Serrano, Toucher Glisser

Diaph 8

Diaph 8 est une ouverture de diaphragme d’un objectif photographique.
Diaph 8 réunit des artistes, des photographes, des théoriciens, des commissaires, des critiques, des galeristes, tous ayant en commun de suivre ou d’avoir suivi tout ou partie de la formation Photographie de l’Université Paris 8, et ce depuis sa création au milieu des années 80.
Diaph 8 a été créé par des diplômés de la promotion 2015. Le groupe, qui compte aujourd’hui plus de 45 membres riches de leurs différences, a pour but de mettre en commun des compétences afin d’offrir une plate-forme d’échanges et un espace de stimulations théoriques et pratiques autour de la photographie.
Diaph 8 publie des articles, comptes-rendus d’expositions, fiches de lectures, billets d’humeur, essais, etc.
Diaph 8 relaie l’information concernant l’actualité de ses membres.
Diaph 8 organise tous les mois un séminaire de travail pratique, Les entrevues.
Diaph 8 soutient la réalisation d’expositions collectives avec des membres du groupe associés à des commissaires indépendants. A ce jour, Infiniment humain à la Maison Doisneau avec Michaël Houlette (octobre 2016), Penser la photographie. Des images et des formes au Mois de la Photo du Grand Paris avec Pascal Beausse et Alain Bernardini (avril 2017), et Mutation(s), projet en cours pour Arles.
www.diaph8.org