Edito

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LE LAVOIR…

Equipement de l’Etablissement Public Territorial Grand-Orly Seine Bièvre, implanté à Gentilly, Le Lavoir Numérique est dédié à l’image et au son.

Ouvert en 1924 en tant que bains-douches publics, l’établissement est fermé à la fin des années 1950. Le projet de réhabilitation, initié par la ville de Gentilly et ses habitants, remonte au début des années 2000. Modèle d’architecture, symbole d’une histoire sociale locale, le bâtiment est conservé : l’idée d’y inscrire un projet culturel s’est vite imposée.

Transformé par le cabinet d’architecture Arteo, le « Lavoir-Bains-douches municipal » de Gentilly renaît en 2020 sous une forme entièrement renouvelée et devient le « Lavoir Numérique ».

…NUMERIQUE

Lieu de création audiovisuelle

Une nouvelle entrée pour les visiteurs s’ouvre au 4 rue de Freiberg, surmontée d’une façade animée par des LED, elle façonne la nouvelle identité du lieu : le Lavoir Numérique est aujourd’hui un établissement culturel consacré à l’image fixe, à l’image en mouvement et au son numériques. Loin d’être dédié à la seule création numérique ni aux seuls arts visuels ou sonores, le Lavoir Numérique est résolument tourné vers l’audiovisuel actuel.

Lieu de diffusion et d’apprentissage

Le programme architectural de 1000 m2 est pensé pour cette double mission : le Lavoir Numérique est constitué d’un vaste espace d’expositions, d’une salle de projection modulable en sous-sol et de deux étages regroupant les ateliers et studios dédiés à la pratique.

Séquences

La programmation est rythmée trimestriellement par des Séquences et interroge la large sphère numérique sous l’angle de l’audiovisuel. Approches thématiques, les Séquences sont constituées d’une exposition, d’un programme cinéma, d’un ensemble de débats publics auxquels peuvent se compiler des concerts, des spectacles, ou encore des performances.

Lieu d’exploration et de compréhension

Les Séquences trimestrielles qui scandent le programme, questionnent tout aussi bien les aspects esthétiques que techniques, sociaux, économiques et éthiques d’un audiovisuel constamment renouvelé par les usages et l’économie numériques.

PRATIQUE

Culture du mix

La pratique ne peut se réduire à la seule manipulation d’outils, ni se résumer aux seuls gestes techniques ou créatifs. En rabattant les cartes des métiers de l’audiovisuel, le numérique a aussi généré de nouvelles responsabilités : chaque créateur de contenu peut désormais choisir d’être son propre diffuseur.

La mutation numérique a non seulement fait voler en éclats les sectorisations traditionnelles de l’audiovisuel (la photographie, la télévision, la radio, le cinéma) mais aussi les limites propres à chaque média : les appareils photographiques sont conçus pour être des caméras, les smartphones réunissent tous les possibles du visuel et du sonore… Le Do It Yourself et l’autoformation sont pleinement assumés, de même que l’artisanat et l’économie de moyens s’affichent volontairement.
En devenant en 2014, le 2ème moteur de recherche mondial après Google, Youtube a fait de l’audiovisuel un support prédominant d’accès au savoir.

Ce champ sans cesse innovant impose une culture de la diffusion, du partage, de la réappropriation, en un mot : une culture du mix.

Enseigner les « bonnes pratiques de l’audiovisuel numérique »

C’est montrer à la fois les potentiels et les limites propres aux outils, c’est pointer du doigt les formidables ressources et les possibles écueils, c’est parler d’inspiration, de savoir-faire, de références passées et d’anticipations, mais c’est aussi garder à l’esprit la dimension environnementale, la question des données personnelles, des droits d’auteurs, des responsabilités, et c’est enfin explorer les sentiers non battus de la technique, des réseaux libres de partage et de création.

Appréhender l’audiovisuel numérique, c’est passer par un « apprentissage de l’autonomie et par un apprentissage de l’initiative ce qui suppose apprendre à flâner, apprendre à médier [c’est-à-dire devenir véritablement acteur de la transmission] mais aussi apprendre à produire des contenus de qualité »

comme l’avait souligné Marc Le Glatin à propos d’Internet.

Au Lavoir Numérique, les visiteurs sont invités à devenir des praticiens conscients et les praticiens, des observateurs critiques. L’engagement culturel du Lavoir Numérique est un engagement responsable qui incite chacun à garder les yeux grands ouverts et l’oreille attentive.

Actions culturelles

Véritable espace de fabrique pour la création et les réflexions, ouvert à tous les publics, amateurs et professionnels, débutants et confirmés, le Lavoir Numérique développe un important programme d’actions réalisées par des médiateurs culturels et des intervenants extérieurs.

Se construire une culture des images et du son, c’est traiter les questions de production et prendre en compte les contextes de diffusion et de réception. Faire découvrir, faire comprendre pour ainsi favoriser l’autonomie vers une pratique créative : le public devient « acteur ».

Visite commentée, atelier, stage, rencontre, projection parlée, écoute collective, soirée thématique…autant de formes qui permettent d’explorer aussi bien la création visuelle que sonore et toujours en lien direct avec la programmation artistique.

Résidences

Le Lavoir Numérique développe un programme de résidences avec une première édition au printemps 2021 : trois créateurs issus chacun d’un domaine d’expression différent – image fixe, image en mouvement et son – sont accueillis dans des conditions d’espaces et de ressources propices à l’émulation, et créent une ou plusieurs œuvres en mettant au cœur de leur démarche des publics du territoire qu’ils auront choisi.

ECLECTIQUE

Image fixe

Equipements de l’Etablissement Public Territorial Grand-Orly Seine Bièvre, le Lavoir Numérique et la Maison de la Photographie Robert Doisneau sont gérés par la même équipe. Située à 300 mètres du Lavoir Numérique, la Maison Doisneau parcourt la photographie du 20ème siècle et la photographie contemporaine consacrée à la représentation de l’homme.

Entre les deux structures, il y a complémentarité, continuité mais aussi rupture. Le lien entre la Maison Doisneau et le Lavoir Numérique est un dialogue qui permet de naviguer entre photographie du 20ème siècle et image du 21ème siècle, vaste sujet d’étude anthropologique en mesure d’observer notre paysage audiovisuel actuel, d’en explorer les sources comme le devenir.

Image en mouvement

L’image en mouvement – fiction, documentaire ou encore animation – tient une place essentielle au Lavoir Numérique : imaginée par le directeur du cinéma La Tournelle de L’Haÿ-les-Roses, également équipement du territoire Grand-Orly Seine Bièvre, cette programmation s’inscrit dans les Séquences avec un ensemble de films grand public, expérimentaux, d’animation ou documentaires. Chaque séance est conçue comme un évènement à part entière avec une rencontre, un débat ou une performance.

Son

Assuré par le directeur du conservatoire de Gentilly, le champ sonore du Lavoir Numérique est inclusif puisqu’il englobe aussi bien la dimension musicale que le design et l’ingénierie sonores ou toute forme de création hybride image/son. Cette exploration est conçue en étroite relation avec le conservatoire de Gentilly (l’enseignement électro-acoustique notamment) mais aussi ponctuellement avec l’ensemble des départements concernés (théâtre, pratique instrumentale, formation musicale, etc.) des autres conservatoires du territoire Grand-Orly Seine Bièvre.

ECOSYSTEME CULTUREL

Pôle culturel gentilléen

Le Lavoir Numérique vient développer le pôle culturel public gentilléen, maillage condensé de lieux culturels variés au sein d’une même commune : service culturel, médiathèque, conservatoire et Maison de la Photographie Robert Doisneau pour les équipements publics, Gentil’jardin, le Générateur et Plateau 31 pour les espaces culturels associatifs.  

Territoire Grand-Orly Seine Bièvre et au-delà

Le Lavoir Numérique sera un point de jonction et de projets communs avec les différents équipements culturels du Territoire Grand-Orly Seine Bièvre, au-delà de la collaboration constante avec la Maison Doisneau, le conservatoire de Gentilly et le cinéma La Tournelle de L’Haÿ-les-Roses.

Le Lavoir Numérique a enfin pour vocation d’œuvrer avec les autres institutions culturelles franciliennes, nationales et internationales.


Équipe de programmation Maison Doisneau – Lavoir Numérique

Conseil scientifique : Thomas Courtial, directeur du développement numérique, Mission numérique EPT Grand-Orly Seine Bièvre
Image fixe : Michaël Houlette, directeur du service Maison Doisneau – Lavoir Numérique, EPT Grand-Orly Seine Bièvre
Image en mouvement : Benoît de Chaumont, directeur du cinéma La Tournelle, L’Haÿ-les-Roses, EPT Grand-Orly Seine Bièvre
Son : Robin Moreau, directeur du conservatoire de Gentilly, EPT Grand-Orly Seine Bièvre

Équipe administrative Maison Doisneau – Lavoir Numérique 

Direction : Michaël Houlette
Coordination générale : Anne Enderlin
Accueil et secrétariat : Nacema Boufrioua
Accueil et secrétariat : Éric Vialard
Partenariat et communication : Šejla Dukatar
Relations publiques et activités techniques : Robert Pareja
Régie audiovisuelle : Aurélien Deparday
Actions culturelles : Laurie Chappis-Peron
Médiation image fixe : Daniela Matiz Borda
Médiation image en mouvement : en cours de recrutement
Médiation son : en cours de recrutement
Ateliers arts plastiques et accueil : Claire Galopin

Inauguration le 15 octobre 2020 : programme

Inauguration le 15 octobre 2020 : programme

JEUDI 15 OCTOBRE 2020
Entrée libre

Réservation obligatoire (jauge limitée)
01 55 01 04 86 / lavoir.numerique@grandorlyseinebievre.fr
L’entrée se fera exceptionnellement du côté de la rue Victor Marquigny – façade historique.
Une programmation conçue dans le respect des mesures sanitaires en vigueur.

Le chantier de réhabilitation des Bains douches de Gentilly prend fin.
Transformé en équipement culturel, Le Lavoir Numérique est dédié à la photographie, au son et au cinéma.

À 18H30

≡ VISITE DES ESPACES DU LAVOIR NUMÉRIQUE

Venez parcourir les étages et découvrir les projections et installations en
continu : extraits de la série Scoopitones de Laurent Melon, le film Robert
Doisneau, sans les photos réalisé par Bernard Bloch – film où le
photographe revisite les bains-douches abandonnés, les installations
sonores du Conservatoire de Gentilly, la création visuelle projetée sur la
Façade imaginée par Laurent Melon.

≡ VERNISSAGE D’EXPOSITION

Écrans partagés
La photographie après 31 ans de Web

Collectif DIAPH8

Le Lavoir Numérique a pour ambition de questionner le monde par le
prisme de l’audiovisuel actuel.  Pour débuter cette longue et passionnante
prospection, il fallait bien commencer par le commencement et s’attaquer à
cette fantastique montagne qu’est le Web aujourd’hui. Expositionµ
d’inauguration du Lavoir Numérique, Écrans partagés ouvre ainsi une
première porte : celle de la photographie.
Plus d’infos

DÈS 20h30

≡ LA SUITE AU GÉNÉRATEUR

Projections Scoopitone Lavoir n°1 (2018) et Scoopitone Lavoir n° 2 (2020) de Laurent Melon
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Installation multimédia et concert musique électroacoustique We Use Cookies de Simon HENOCQ & Romain AL’L
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Inauguration le 15 octobre 2020 : la Suite au Générateur

Inauguration le 15 octobre 2020 : la Suite au Générateur

Jeudi 15 octobre 2020 à 20h30

Entrée libre
16 Rue Charles Frérot 94250 Gentilly (à 400 mètres du Lavoir Numérique)

Le Lavoir Numérique s’associe au Générateur pour cette première soirée commune dédiée à l’image et au son. Les artistes Laurent Melon, Simon Henocq & Romain Allard concoctent ici une programmation qui mêle projections de Scoopitones et concert multimédia.

Projections de Scoopitones

« 100 ans nous séparent des anciens Lavoir Bains-Douches de Gentilly à leur transformation en Lavoir Numérique. Ré-interroger l’histoire du Lieu en rendant hommage à l’histoire de l’image, lotion et émulsion s’emploient au masculin comme au féminin. L’after-shave cool à la peau, le grain hydraté frissonne en Une. L’accroche fera date dans l’univers des magazines aux papiers glacés. Fixe ou animée, muette ou sonore, l’image fait tant d’histoires et laisse éclater son bruit.
Des figures rupestres de Lascaux aux graffs des métros, du roman du Renart de 1932 aux farces en Clark’s des Chapi Chapo, des portraits de Nadar aux couv’ de Télépoche, de « tu me fends le coeur » à l’imagerie des jeux videos, de la France a peur au 20H mais grâce à Dash j’enlève les tâches, du Joker sous les flash à « Est ce que j’ai une gueule d’atmosphère? », des raisins verts à Top Club, du « miroir mon beau miroir » au Lavoir à deux faces.
Entre artiste hybride et lieu d’hybridation, il n’y a qu’un scoopitone. »

Laurent Melon

Concert-vidéo

Du bruitisme anarchique aux pulsations électro-noise, We Use Cookies est un « set-up live » où ruptures de formes et textures instables donnent corps à une réalité sonore rugueuse et radicale.
Simon Henocq compose des textures riches de fréquences, de battements, change de caractère au fur et à mesure que la construction se révèle. En parallèle, sur les murs et le sol du Générateur, Romain Al’l dévoile une expansion visuelle de cette architecture sonore. La main du musicien, guidée par le dispositif vidéo, dessine et compose au public un univers en totale immersion.

Une première étape de création de We Use Cookies a été présentée au Générateur en mars 2018 lors de « La Nuit COAX ».

Laurent Melon est un artiste, ami et complice du Générateur depuis 2015. Peintre en résidence à Anis Gras, le lieu de l’autre (Arcueil), il a présente des expositions, créé de nombreux Scoopitones et animé plusieurs émissions de radio en direct. Si Laurent Melon proclame la bouche en coin qu’il faut entendre le bruit de chacun, c’est certainement parce que ce bruit tisse la toile sur laquelle se peint la mise en scène obsessionnelle de son quotidien.
Cet ancien moine, « frère de l’an 2000 » et disk-jockey depuis 1984 sur radio Aligre puis radio Libertaire, capte en discontinu des évènements, des confessions, des lieux historiques peuplés par les figures carnavalesques d’un monde à l’envers qu’il illustre en peinture.

Simon HENOCQ Musicien basé à Paris, sa pratique des arts sonores est ouverte à l’expérimentation et ses territoires d’expression sont multiples. Improvisateur, guitariste, il étudie l’électroacoustique au conservatoire de Pantin (prix Sacem en 2011) puis se forme à l’ingénierie sonore. Simon Henocq est l’un des directeurs artistiques du collectif parisien Coax, labellisé compagnie nationale en 2016, et co-fondateur du label Coax Records, dont il est collaborateur de nombreuses productions phonographiques (Acapulco, Radiation10…) en tant qu’ingénieur du son.

Romain AL’L Artiste visuel, fondateur de LÜDICKE, collectif de vidéastes travaillant dans le domaine du spectacle vivant et des arts numériques. Il compose des performances vidéo projetées pour des formes hybrides telles que Coax Brazil  Mashup, Dans la forêt, DEADALE. Il réalise par ailleurs des clips vidéo pour le collectif Coax (Acapulco, SNAp, We Use Cookies, Helved Rüm, Parquet…), et travaille avec d’ autres artistes, collectifs, musiciens ou ensembles tels que l’Orchestre National de Jazz (Europa Rome, Europa Oslo), l’Ensemble NAUTILIS (Third Coast ensemble), Sylvain Darrifourcq (In Love With)…
http://romainal.dropr.com