INAUGURATION

INAUGURATION

Suite aux indications du gouvernement liées à la propagation du Coronavirus Covid-19, l’inauguration est reportée à une date ultérieure. Nous vous tiendrons au courant, en espérant vous ouvrir les portes du Lavoir Numérique prochainement.

Écrans partagés
La photographie après 31 ans de Web

Collectif Diaph 8

Julia Amarger
Claire Béteille
Judith Bormand
Amélie Cabocel
Pablo-Martín Córdoba
Manon Giacone
Lorraine Lefort
Pernelle Popelin
Rafael Serrano

Le Lavoir Numérique a pour ambition de questionner le monde par le prisme de l’audiovisuel actuel.  Pour débuter cette longue et passionnante prospection, il fallait bien commencer par le commencement et s’attaquer à cette fantastique montagne qu’est le Web aujourd’hui. Exposition d’inauguration du Lavoir Numérique, Écrans partagés ouvre ainsi une première porte : celle de la photographie. Médium technologique inventé il y a presque 200 ans, la photographie est-elle toujours la même après 31 ans de Web ? Quelles nouvelles images naissent du Net ? Comment regardons-nous le monde à présent ?
Pour tenter de répondre à ces questions, l’équipe du Lavoir Numérique s’est tournée vers DIAPH 8, collectif d’artistes, praticien.ne.s et penseurs de la photographie, tous issu.e.s de la formation Photographie et Art Contemporain de l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis.

Le World Wide Web (ou Web), ce système qui permet de naviguer de site en site sur internet, a eu 31 ans cette année. Il y a également plus de 30 ans que la photographie a opéré une mutation technologique pour devenir, à l’instar des autres médias, un objet numérique. En devenant un mode d’enregistrement électronique produisant des données, la photographie n’a pas nécessairement remis en question sa nature propre ni ses principes fondamentaux (capter le réel et le transcrire sous forme d’une image) mais elle a bouleversé une histoire vieille de presque deux siècles qui la liait aux supports concrets qui la définissaient (une épreuve sur papier, une reproduction dans un magazine, etc.) et à l’usage que ces supports déterminaient. En devenant immatérielle, l’image photographique a progressivement intégré les moyens de communication élaborés par le Web ; une intégration qui, au passage, a connu une brusque et radicale accélération ces 15 dernières années.

La photographie en tant qu’objet visuel numérique ne peut toutefois pas s’envisager que sous le seul angle technologique. La production des images photographiques est certes désormais conditionnée par de nouveaux types d’appareils (les smartphones par exemple) et des logiciels innovants qui ont fait émerger des nouvelles formes visuelles et de nouveaux contenus mais cette production a, par la même occasion, généré de nouveaux modèles économiques, de nouveaux modes de gestion et de consommation, de nouveaux usages et de nouveaux rapports sociaux. L’image photographique, comme le souligne l’historien André Gunther, est devenu un « objet fluide » autrement dit, un objet de données (et même de métadonnées sans lien avec le spectre visuel) malléables et transformables, un objet connecté, un objet de langage et un objet interactif.

L’exposition et la publication qui l’accompagne n’ont pas la prétention de décrire avec exhaustivité toutes les métamorphoses opérées et induites par la photographie depuis son entrée dans l’ère du web. En s’adressant à des auteur.e.s rompu.e.s à l’exercice de la pratique et de l’autoréflexion, ce projet vise simplement à esquisser les contours d’un paysage et à partager quelques réflexions. Leurs œuvres photographiques (épreuves, installations, projections) montrent, interrogent et tentent de circonscrire des sujets. Si Judith Bormand rappelle que derrière toute image photographique il y a désormais une machine, Rafael Serrano souligne quant à lui qu’en produisant et en regardant des images numériques via des tablettes ou des smartphones, nous manipulons et regardons avant tout des écrans. La profusion de photographies fait du web « une source ouverte, abondante et commune » pour Lorraine Lefort qui invente de nouveaux mythes à partir des innombrables matériaux visuels ainsi mis à la disposition de tous. Pablo-Martín Córdoba questionne de son côté l’économie de l’incommensurable quantité de photographies circulant sur le web et met en lumière le « Big data qui échappe à notre contrôle » ainsi que les centres de données (Data Centers), lieux invisibles où sont pourtant gérés, stockés et contrôlés toutes les informations. Manon Giacone montre comment une interface (celle d’Instagram en l’occurrence, aujourd’hui la principale plateforme de partage d’images fixes) peut déterminer le cadre d’une narration. Pernelle Popelin, pour qui photographier puis publier en ligne peut devenir « un acte de communion », interroge la mémoire collective et la représentation d’un évènement au sein du flux sur internet. Claire Béteille relève l’amplification des postures égocentriques et met en scène les limites absurdes du phénomène selfie qui pousse à diffuser son image en toute occasion. Enfin, pour Julia Amarger et Amélie Cabocel, l’image de soi véhiculée et soumise aux interactions sur les réseaux sociaux conditionne notre mode de perception des autres et possiblement notre conception de nous-mêmes ; la fluidité numérique de l’image photographique n’ayant sans doute rendu que plus visibles et plus prégnants les schémas, les modes et les goûts dominants.

Michaël Houlette

Julia Armanger, Une femme multifacettes
Rafael Serrano, Toucher Glisser

Diaph 8

Diaph 8 est une ouverture de diaphragme d’un objectif photographique.
Diaph 8 réunit des artistes, des photographes, des théoriciens, des commissaires, des critiques, des galeristes, tous ayant en commun de suivre ou d’avoir suivi tout ou partie de la formation Photographie de l’Université Paris 8, et ce depuis sa création au milieu des années 80.
Diaph 8 a été créé par des diplômés de la promotion 2015. Le groupe, qui compte aujourd’hui plus de 45 membres riches de leurs différences, a pour but de mettre en commun des compétences afin d’offrir une plate-forme d’échanges et un espace de stimulations théoriques et pratiques autour de la photographie.
Diaph 8 publie des articles, comptes-rendus d’expositions, fiches de lectures, billets d’humeur, essais, etc.
Diaph 8 relaie l’information concernant l’actualité de ses membres.
Diaph 8 organise tous les mois un séminaire de travail pratique, Les entrevues.
Diaph 8 soutient la réalisation d’expositions collectives avec des membres du groupe associés à des commissaires indépendants. A ce jour, Infiniment humain à la Maison Doisneau avec Michaël Houlette (octobre 2016), Penser la photographie. Des images et des formes au Mois de la Photo du Grand Paris avec Pascal Beausse et Alain Bernardini (avril 2017), et Mutation(s), projet en cours pour Arles.
www.diaph8.org

Co-production de l’œuvre Wip-Map par le studio Chevalvert

Co-production de l’œuvre Wip-Map par le studio Chevalvert

Le Lavoir Numérique est partenaire de la Maison des arts plastiques Rosa Bonheur de Chevilly-Larue pour son exposition « Dessiner aujourd’hui », du 9 mars au 21 avril 2018.

A cette occasion, nous participons à la production de l’œuvre interactive Wip-Map réalisée par le studio de design graphique Chevalvert

« Cartographie dessinée, collaborative et en temps-réel, c’est une installation qui croise le domaine du dessin cartographique avec les technologies actuelles issues des FABLAB et du web. L’installation physique est composée de deux éléments : une feuille de papier sur laquelle un plotter (table traçante) va venir pérégriner et dessiner. Une interface (type Ipad) à partir de laquelle le participant va pouvoir répondre à une série de questions non pas par des mots mais en dessinant. Ce sont ces fragments de réponses dessinés qui vont composer la carte. Il est également possible de participer à l’installation depuis le lieu d’exposition avec un téléphone portable, mais aussi depuis un accès internet, à distance, car le projet comprend une page web dédiée. Pour les personnes présentes dans le lieu d’exposition, la cartographie se développe grâce au plotter et se dessine en temps réel, sous leurs yeux. Une fois la première cartographie complétée par les participants, celle-ci peut être exposée et une seconde feuille est ajoutée pour démarrer une nouvelle cartographie. »

Des ateliers, animés par Stéphane Buellet, artiste, auront lieu le samedi 24 mars à 15h à la Maison Rosa Bonheur, et le mercredi 4 avril de 15h à 17h à la Médiathèque de Chevilly-Larue. Sur réservation.

Vernissage de l’exposition: vendredi 9 mars 2018 à 18h30

Maison des arts plastiques Rosa Bonheur, 34, rue Henri Cretté Chevilly-Larue
01 56 34 08 37 / artsplastiques@ville-chevilly-larue.fr
Horaires d’ouverture de l’exposition
Lundi – Mardi : 14h à 19h
Mercredi – jeudi – vendredi : 14h à 17h30
Samedi : 14h à 18h
Accès : RER B Bourg la reine + bus 192 station « Eglise » / Métro ligne 7 « Villejuif Louis Aragon » + bus 286 station « Lallier »

Le Lavoir rejoint la Fête du Gros Paris 2017

Le Lavoir rejoint la Fête du Gros Paris 2017

Le Lavoir sera présent le samedi 1er juillet 2017 à La Fête du Gros Paris qui se tiendra toute la journée à la Gare au théâtre de Vitry-sur-Seine.

A partir de midi et jusque tard dans la nuit, venez découvrir des performances artistiques (slam, hip hop, graf, théâtre, …) issues des quatre coins des banlieues.

Des balades urbaines vous emmèneront à la découverte des alentours et aboutiront au village du Gros Paris où des associations présenteront leurs actions et proposeront des activités ludiques.

Le Gros Paris, c’est une manière de montrer qu’il n’y a pas que le métro dans la vie et qu’il existe des dynamiques citoyennes bien vivantes prêtes à s’emparer de la métropole pour permettre à chaque habitant de se sentir y appartenir.

A cette occasion, le Lavoir a invité l’artiste numérique Barthélemy Antoine-Loeff, pour présenter son jeu vidéo collectif et interactif créé avec Antoine Meissonnier: Vaus. L’installation sera accessible toute l’après-midi à la mezzanine de Gare au théâtre. Venez l’essayer seul, entre amis ou en famille!